Vanités
Davantage que des vanités
Ce qui a été
Depuis plus de dix ans et indépendamment de l’effet de mode que représente les vanités qui se multiplient sur les cimaises dans les différents salons, galeries ou expositions d’art contemporain, la plasticienne Elisabeth Gault explore d’une façon intime et personnelle de thème de la vanité.
Ou plus spécifiquement du crâne. Ce sujet récurrent dans sa production picturale photographique et sculpturale signifie pour elle l’essence même de la tension entre l’animé et l’inanimé, par lequel l’artiste cherche à mettre en évidence la tension entre le vivant et le mort, tout autant qu’entre les vivants et la mort.
De fait à l’heure de l’atténuation ou de la mise à distance systématique et systémique de la mort dans notre société contemporaine, cette finitude inéluctable de l’être prédomine visuellement et virtuellement.
D’objet de réflexion philosophique ce motif répété à l’envi comme pour conjurer notre feinte indifférence de notre disparition, tend à devenir un simple élément décoratif, un objet de consommation vulgaire dont petit à petit nous perdons de vue la puissance symbolique première.
Car la vanité n’est pas et n’a jamais été qu’un memento mori, mais représente aussi et surtout une réflexion philosophique et une mise sous tension entre le monde matériel et le monde spirituel.
Aussi les œuvres d’Elisabeth Gault se distinguent-elles par le fait qu’il ne s’agit pas de la production d’un énième motif mais d’une recherche plastique dont le crâne est le sujet. Dans cette recherche obsessionnelle l’artiste cherche à rendre visible et tangible, à donner corps à sa perception du crâne.
Dans la première série de photographies, l’image photographique est « brute », telle quelle, sans retouche ni photomontages. Il y a toujours un crâne et son reflet, parfois habillé d’une peau, tissée ou en latex, et la lumière comme révélateur.
Le crâne étudié sur tous les angles, de prises de vue en prises de vues devient autre. L’artiste se joue de notre perception et nous présente des points de vue inédits de cette forme trop souvent représentés de façon schématique et univoque, et nous invite à nous interrogé sur le statut de ce que nous percevons réellement.
En un seul mouvement l’artiste lie de façon indissociable la nature onthologique de Roland Barthe
de la photographie et celle du crâne : ce qui à été.
Ce qui à été vivant, couvert de peau, de veines, de sang, ce qui à été jadis investis d’une énergie
vitale, illuminé et dont ne que l’ossature comme une carte propre à déchiffré ou définir une
archéologie du corps.
La photographie de la vie même, figée pour l’éternité dans la structure osseuse ou cartilagineuse
de la tête, comme dans le sel d’argent du papier photographique. Le crâne nous apparaît alors
pour ce qu’il est : le point nodal de notre réalité tant perçu que vécu. La réalité concrète de la vie du corps, et la réalité symbolique, s’y fondent et s’y recouvrent.
Le travail d’Elisabeth Gault tente d’en rendre compte avec des moyens variés, et tous font sens et se répondent dans leur appropriation et incarnation du sujet.
Dans la première série de photographies, l’image photographique est « brute », telle quelle, sans retouche ni photomontages. Il y a toujours un crâne et son reflet, parfois habillé d’une peau, tissée ou en latex, et la lumière comme révélateur.
Ensuite, comme un besoin plus fort d’incarnation, les sculptures, dont le choix des matériaux est primordial puisqu’il s’inscrit dans une correspondance symbolique du corps. La aussi, pas de faux-semblants, la matérialité visible est celle-là même qui fait sens.
Après, en matière d’approfondissement, il y a l’espace de la re-création, récréation du réel par rapport aux prises de vues photographiques, et aux empreintes concrètes de la sculpture ; ce sont les dessins, qu’il soient images numériques, ou tracés à la main.
bouteille, charogne, corps, dépouille, macchabée, mort, relique.
Présent dans certaines natures mortes, notamment les vanités, le crâne symbolise le temps destructeur et la vanité de tout attachement humain aux choses périssables. Il peut être également l'attribut de la mélancolie ou connoter la repentance, la méditation et la préparation à la mort (Memento mori). Il est l'attribut de Marie de Magdala dans les représentations de Marie-Madeleine pénitente.
Mais le crâne figure aussi au pied de Jésus mort sur sa croix (sur le Mont du Crâne, le Golgotha) en référence au péché qu'il aurait racheté suivant la tradition chrétienne, celui d'Adam, et dont ce serait le crâne.
Davantage que des vanités
Ce qui a été
Depuis plus de dix ans et indépendamment de l’effet de mode que représente les vanités qui se multiplient sur les cimaises dans les différents salons, galeries ou expositions d’art contemporain, la plasticienne Elisabeth Gault explore d’une façon intime et personnelle de thème de la vanité.
Ou plus spécifiquement du crâne. Ce sujet récurrent dans sa production picturale photographique et sculpturale signifie pour elle l’essence même de la tension entre l’animé et l’inanimé, par lequel l’artiste cherche à mettre en évidence la tension entre le vivant et le mort, tout autant qu’entre les vivants et la mort.
De fait à l’heure de l’atténuation ou de la mise à distance systématique et systémique de la mort dans notre société contemporaine, cette finitude inéluctable de l’être prédomine visuellement et virtuellement.
D’objet de réflexion philosophique ce motif répété à l’envi comme pour conjurer notre feinte indifférence de notre disparition, tend à devenir un simple élément décoratif, un objet de consommation vulgaire dont petit à petit nous perdons de vue la puissance symbolique première.
Car la vanité n’est pas et n’a jamais été qu’un memento mori, mais représente aussi et surtout une réflexion philosophique et une mise sous tension entre le monde matériel et le monde spirituel.
Aussi les œuvres d’Elisabeth Gault se distinguent-elles par le fait qu’il ne s’agit pas de la production d’un énième motif mais d’une recherche plastique dont le crâne est le sujet. Dans cette recherche obsessionnelle l’artiste cherche à rendre visible et tangible, à donner corps à sa perception du crâne.
Dans la première série de photographies, l’image photographique est « brute », telle quelle, sans retouche ni photomontages. Il y a toujours un crâne et son reflet, parfois habillé d’une peau, tissée ou en latex, et la lumière comme révélateur.
Le crâne étudié sur tous les angles, de prises de vue en prises de vues devient autre. L’artiste se joue de notre perception et nous présente des points de vue inédits de cette forme trop souvent représentés de façon schématique et univoque, et nous invite à nous interrogé sur le statut de ce que nous percevons réellement.
En un seul mouvement l’artiste lie de façon indissociable la nature onthologique de Roland Barthe
de la photographie et celle du crâne : ce qui à été.
Ce qui à été vivant, couvert de peau, de veines, de sang, ce qui à été jadis investis d’une énergie
vitale, illuminé et dont ne que l’ossature comme une carte propre à déchiffré ou définir une
archéologie du corps.
La photographie de la vie même, figée pour l’éternité dans la structure osseuse ou cartilagineuse
de la tête, comme dans le sel d’argent du papier photographique. Le crâne nous apparaît alors
pour ce qu’il est : le point nodal de notre réalité tant perçu que vécu. La réalité concrète de la vie du corps, et la réalité symbolique, s’y fondent et s’y recouvrent.
Le travail d’Elisabeth Gault tente d’en rendre compte avec des moyens variés, et tous font sens et se répondent dans leur appropriation et incarnation du sujet.
Dans la première série de photographies, l’image photographique est « brute », telle quelle, sans retouche ni photomontages. Il y a toujours un crâne et son reflet, parfois habillé d’une peau, tissée ou en latex, et la lumière comme révélateur.
Ensuite, comme un besoin plus fort d’incarnation, les sculptures, dont le choix des matériaux est primordial puisqu’il s’inscrit dans une correspondance symbolique du corps. La aussi, pas de faux-semblants, la matérialité visible est celle-là même qui fait sens.
Après, en matière d’approfondissement, il y a l’espace de la re-création, récréation du réel par rapport aux prises de vues photographiques, et aux empreintes concrètes de la sculpture ; ce sont les dessins, qu’il soient images numériques, ou tracés à la main.
bouteille, charogne, corps, dépouille, macchabée, mort, relique.
Présent dans certaines natures mortes, notamment les vanités, le crâne symbolise le temps destructeur et la vanité de tout attachement humain aux choses périssables. Il peut être également l'attribut de la mélancolie ou connoter la repentance, la méditation et la préparation à la mort (Memento mori). Il est l'attribut de Marie de Magdala dans les représentations de Marie-Madeleine pénitente.
Mais le crâne figure aussi au pied de Jésus mort sur sa croix (sur le Mont du Crâne, le Golgotha) en référence au péché qu'il aurait racheté suivant la tradition chrétienne, celui d'Adam, et dont ce serait le crâne.


































Série Crâne



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